Interview diffusée dans l'émission « L'Accord Parfait » du 13/05/2025. Pour ceux et celles qui seraient tombé(e)s sur cette page via un moteur de recherche, la page de l'émission est https://laccordparfait.pbechoux.be/. L'émission est disponible à la réécoute sur le site de la radio : https://www.radioara.org/show/laccord-parfait/.
Pascal Bechoux (L'Accord Parfait) :
Aujourd'hui, dans L'Accord Parfait, nous recevons Hugo Chastanet pour la sortie de son nouvel album From The Trees, déjà largement présenté dans l'émission. Un album sorti sur le label Hot Puma Records.
Première question « bilan ». Tu viens de fêter tes soixante ans et tes premiers enregistrements discographiques remontent à trente ans. Est-ce que From The Trees est sorti un peu à cette occasion, comme une manière de célébrer cet anniversaire ?
Hugo Chastanet :
J'aime bien penser au passé, évoquer des choses qui se sont déroulées il y a très longtemps dans ma vie, auxquelles je reste sensible aujourd'hui et qui me font plaisir à revivre. Mais je n'ai pas vraiment ce rapport au temps qui passe. Je ne me dis pas : « Cela fait trente ans que je fais de la musique » ou « J'ai sorti tant d'albums ». Un projet chasse l'autre. Je suis davantage quelqu'un du présent, du projet en cours, que quelqu'un qui accumule ou qui comptabilise.
Pascal Bechoux :
D'autant plus que, pour cet album, tu passes à l'anglais.
Hugo Chastanet :
En réalité, j'ai toujours voulu chanter en anglais. Avant même mon premier album, La Formule, je jouais dans plusieurs groupes et je chantais toujours en anglais.
Lorsque j'ai commencé à chercher une maison de disques, nous étions à une époque où les labels français importants ne voulaient pratiquement pas signer d'artistes français chantant en anglais. Cela existait, mais plutôt dans des groupes indépendants, rock ou underground.
J'ai donc dû m'adapter. J'ai commencé à écrire en français. Au début, cela ne me plaisait pas beaucoup. Puis j'ai fini par trouver une manière d'écrire qui me convenait davantage.
Pascal Bechoux :
Pourtant, tes premiers albums sont sortis chez Crammed Discs. À part Dominique Dalcan, tu étais l'un des premiers artistes de pop française chez eux. Est-ce qu'ils voulaient que tu chantes en français ?
Hugo Chastanet :
Non, pas du tout. Quand je parle de cette pression pour chanter en français, je parle des labels français que j'avais rencontrés auparavant.
Après beaucoup de rendez-vous avec des directeurs artistiques qui trouvaient mes maquettes intéressantes sans jamais me signer, il ne me restait plus qu'une cassette. Je me suis alors dit que j'allais l'envoyer chez Crammed Discs parce que j'avais lu une interview de Marc Hollander, le patron du label. Je l'avais trouvé intelligent, drôle et curieux. Je me suis dit qu'il pourrait peut-être y avoir une rencontre. Je lui ai envoyé la cassette et il m'a appelé pour me dire qu'il aimait beaucoup et qu'il souhaitait me rencontrer.
La demande de chanter en français ne venait donc absolument pas de lui.
Ce qui est amusant, c'est qu'un des aspects qu'il aimait le plus dans mon travail, c'était justement les textes. Alors que moi, à l'époque, je considérais surtout la musique comme essentielle. Les paroles existaient parce qu'il fallait bien en mettre.
Cela dit, quand j'ai écrit celles du premier album, j'avais quand même conscience de faire quelque chose d'un peu particulier. Je ne voulais surtout pas que cela ressemble à des textes traditionnels de chanson française.
Pascal Bechoux :
Il y a trente ans déjà, dans une interview, tu expliquais que le texte ne passait jamais en premier. D'abord la mélodie, puis les paroles viennent s'y adapter. J'ai l'impression que cela reste toujours ta façon de travailler.
Hugo Chastanet :
Oui. Pour moi, la musique naît d'abord de la rencontre entre une mélodie et des accords. C'est ce frottement-là qui crée quelque chose de magique. Beaucoup d'auteurs écrivent d'abord un texte puis demandent qu'on lui compose une musique. C'est une démarche très répandue dans la chanson française. Moi, je serais incapable de faire cela. Parce que dans ce cas, la musique est entièrement soumise au texte. Or, c'est exactement l'inverse de ma façon de penser.
Je suis beaucoup plus nourri par la musique anglo-saxonne, anglaise et américaine, que par la chanson française. Bien sûr, il y a des artistes français que j'aime énormément. J’ai toujours aimé Etienne Daho, avec constance. Les premiers Dick Annegarn, les premiers Polnareff ou encore Laurent Voulzy lorsqu'il écrit de vraies chansons pop, William Sheller...
Mais globalement, les chansons où le texte prime m'intéressent assez peu.
Pascal Bechoux :
On pourrait presque résumer cela par : « d'abord les chansons, ensuite les textes ». Est-ce que tu écris quand tu ne composes pas ?
Hugo Chastanet :
Non. J'ai toujours eu le fantasme d'écrire un roman. C'est quelque chose qui revient régulièrement dans ma tête. J'ai essayé plusieurs fois, de différentes manières, mais je n'y suis jamais vraiment parvenu.
Pourtant, je lis énormément depuis l'enfance. Je lis principalement des romans, mais aussi beaucoup de livres consacrés à la musique.
J'aime l'imaginaire. J'aime les mondes un peu décalés, un peu étranges.
Pascal Bechoux :
Tu viens de sortir From The Trees en 2025. Cet album a été enregistré pratiquement seul, à l'exception de la batterie. Est-ce un choix artistique ou une contrainte logistique ?
Hugo Chastanet :
Cet album a effectivement été enregistré à la maison.
Ce n'est pas parce qu'il est difficile de monter un groupe que j'ai tout fait moi-même, mais plutôt parce qu'à chaque fois que j'ai essayé de travailler avec d'autres musiciens sur mes albums, cela s'est révélé plus compliqué que lorsque je travaille seul.
J'ai souvent des idées très précises en tête, et elles ne sont pas toujours faciles à expliquer.
Parfois, les rencontres fonctionnent parfaitement. Mais il m'est arrivé de travailler avec des bassistes, par exemple, puis de refaire entièrement les parties de basse parce qu'elles ne correspondaient pas à ce que j'avais imaginé.
Je joue de la basse comme un compositeur ou comme un guitariste, pas comme un bassiste.
J'aime beaucoup les bassistes singuliers : Derek Forbes de Simple Minds, Tony Levin chez Peter Gabriel, Simon Gallup de The Cure. Des musiciens qui ont une personnalité immédiatement reconnaissable.
Pour mes chansons, c’est ce type d'approche qui m'intéresse.
Pascal Bechoux :
Pour From The Trees, tu cites souvent des influences littéraires. Le titre de l'album lui-même semble inspiré d'un roman italien.
Hugo Chastanet :
Oui. Le titre n'est pas directement repris d'un livre, mais il est lié à l'un de mes romans préférés : Le Baron perché d'Italo Calvino.
C'est l'histoire d'un jeune homme qui, à la suite d'une dispute familiale, grimpe dans un arbre et décide de ne plus jamais redescendre. Il va vivre toute son existence de branche en branche. J'adore ce roman. Il contient des idées magnifiques et profondément inspirantes.
Quant à l'anglais, il me paraît plus naturel pour le chant. Je me sens plus libre vocalement dans cette langue.
Pascal Bechoux :
Tes textes viennent-ils toujours de lectures ?
Hugo Chastanet :
Pas nécessairement. Ils peuvent aussi naître d'un film, d'une image ou d'une scène.
Je n'écris jamais en me disant : « Je vais faire une chanson sur tel sujet. ». Par exemple, je lisais récemment l'autobiographie de Bruce Springsteen. Il expliquait qu'il réfléchissait aux thèmes qu'il allait aborder dans ses prochaines chansons. Moi, je ne fonctionne pas comme ça.
J'ai des carnets remplis de phrases : certaines viennent de livres, d'autres sont inspirées par des lectures, d'autres encore sont des observations personnelles ou des images de cinéma.
Je crois que mon imaginaire est rempli de scènes de films.
Quand je relis mes textes, je remarque qu'ils ressemblent souvent à des descriptions d'images. Comme lorsqu'on raconte un film à quelqu'un.
Les thèmes apparaissent ensuite, parfois pendant l'écriture, parfois après coup.
Pascal Bechoux :
Pour toi, à quel moment commence un album ?
Hugo Chastanet :
Il commence lorsque cela me manque de ne pas écrire de nouvelles chansons. Je fonctionne énormément à l'envie. Je ne compose pas trente chansons pour en sélectionner dix. J'écris au fur et à mesure. Certaines restent de côté, d'autres sont abandonnées, mais lorsque j'ai une dizaine de chansons qui me plaisent vraiment, je considère que j'ai un album.
Pascal Bechoux :
Sur From The Trees, as-tu des morceaux préférés ?
Hugo Chastanet :
Aujourd'hui, avec un peu de recul, je les aime tous.
Il y a peut-être My Window, pour lequel je me demande parfois si je n'aurais pas pu faire davantage d'arrangements. Mais j'avais volontairement choisi de rester dans quelque chose de très dépouillé : deux guitares acoustiques et quelques textures discrètes.
Pour le reste, j'ai eu une inspiration très fluide sur cet album.
À vrai dire, j'avais auparavant enregistré presqu’un album entier à partir d'instruments virtuels. J'avais même demandé à Elinor Blake d’April March de participer aux textes. Nous avions beaucoup échangé et on s’était trouvé de nombreux points communs.
Puis un événement assez anodin a tout changé. Mon fils, qui vit en Belgique, a voulu apprendre la guitare. Nous sommes allés dans un magasin et il a craqué pour une guitare électrique. Je l'ai essayée. Et je pense qu'elle m'a donné des envies. Je n'ai pas l'habitude de jouer de la guitare électrique. Je joue plutôt de la guitare folk. Là, pour la première fois j'ai ressenti vraiment l'envie de jouer de la guitare électrique et je me suis acheté la même que lui et j'ai commencé à composer et à trouver de nouvelles chansons qui me plaisaient tellement plus que ce que j'avais fait avant. J'ai perdu très rapidement de l'intérêt pour ces chansons précédemment enregistrées. Et donc de nouvelles chansons sont venues comme ça, très vite et très bien. J'avais peut-être besoin de cette espèce de parenthèse de distraction pour vraiment redéfinir ce qui me plaisait vraiment au fond, c'est-à-dire des mélodies assez directes et en même temps sophistiquées. J'ai eu envie de retrouver cette sensation que j'avais quand j'entendais les premiers albums de R.E.M. C'est un groupe qui m'a énormément plu. Surtout les cinq premiers albums.
En fait, je crois qu'au fond, j'ai besoin de jouer les chansons de manière un peu vigoureuse et un peu à la façon de certains groupes américains de cette époque-là. J'aime cette énergie-là et aussi celle de Neil Young qui est pour moi quand même une grosse présence guitaristique dans mes mains. Quand je joue, il est assez présent, parce que j'ai beaucoup travaillé sur ces chansons à lui quand j'étais adolescent. Ca m'a appris la guitare. Et j'ai besoin de cette énergie-là pour jouer. Mélodiquement, c'est vrai que je dirais que je pose sur des guitares un peu plus brutes des mélodies vocales plus sophistiquées, qui viendraient plus des Byrds, de Kinks, Prefab Sprout ou des Go-Betweens.
Comme je ne suis pas snob en musique, une des choses qui m'a vraiment beaucoup plu et marqué lorsque je faisais la promo de mon premier album en Belgique, c’était lorsque j’étais dans un concert. Il y a un grand mec très sympa avec qui l'on a commencé à parler et qui m'a dit qu'il aimait mon album. Et en fait, c'était un des membres de Front 242. Ça m'a surpris évidemment. Mais après, j'en ai conçu un grand plaisir parce que je me suis dit que c’était vraiment l'ouverture d'esprit : les gens qui aiment la musique et qui se foutent du reste. Tout le contraire de ces histoires de chapelles ridicules et de bon goût décrété par un ou l'autre.
Pascal Bechoux :
Ton premier album est sorti en 1996, le deuxième en 2005, puis le troisième en 2014. Il y a souvent de longues périodes entre tes disques. Est-ce que tu vis de ta musique ?
Hugo Chastanet :
Je crois que je n’arrêterai jamais vraiment de composer, d'enregistrer et de publier des albums. Mais c'est vrai que je ne peux pas en vivre complètement du tout. Je ne suis pas épaulé par un gros label qui a les épaules assez solides pour balancer deux attachés de presse connus de toutes les radios et de tous les magazines à Paris et qui m'imposent.
Donc, en fait, j'ai la chance d'avoir cette relation avec Sergio Taronna en Belgique, qui fait ce tout petit label avec toute la très bonne volonté et l'énergie qu'il a. Et donc, forcément, on a des moyens limités. On fait comme on peut. Donc, non, je n'en vis pas.
J'écris des articles pour la presse quotidienne du Grand Ouest. Et puis, je donne des cours de chant, des cours de guitare. Je ne suis pas quelqu'un qui a des gros revenus, mais je ne suis pas quelqu'un de malheureux. Je suis assez heureux dans ma vie, donc je n'en conçois pas une espèce de rancœur. Évidemment, j'aimerais avoir plus de moyens et plus de visibilité.
Des fois, il y a des choses qui, ponctuellement, me mettent un petit peu en colère. Parce que je me dis que si j’avais un attaché de presse qui a pignon sur rue à Paris et que tous les magazines et les radios connaissent, mon album aurait déjà été chroniqué, etc. Il y a quand même une forme de deux poids, deux mesures et d'injustice qui est réelle.
Après, ce que je fais n'intéresse pas forcément les gens, on est bien d'accord. Ceci dit, je ne vais pas me plaindre non plus, parce que depuis que l'album est sorti, les trois premiers singles sont passés régulièrement sur Classic 21 en Belgique, qui est quand même une radio importante là-bas. Mes titres plus anciens y passent également.
Le dernier album, les singles, ont été pris dans pas mal de radios de plusieurs pays : Écosse, Angleterre, États-Unis, Mexique, Grèce, Italie, France aussi. J'ai pour l'instant des bonnes chroniques dans des webzines, etc.
Pascal Bechoux :
La promotion des albums a énormément changé. Avant, on sortait un single physique, puis l'album. Aujourd'hui, plusieurs morceaux sont dévoilés progressivement sur les plateformes.
Hugo Chastanet :
Oui. Les réseaux sociaux et Internet ont complètement transformé la manière de promouvoir un disque. Comme le support physique est devenu marginal, il est plus intéressant de publier régulièrement une nouvelle chanson. Cela permet de reparler de l'album et de maintenir l'attention.
Je me suis inspiré de groupes comme Lemon Twigs, qui publient plusieurs singles accompagnés de petits clips avant la sortie de l'album.
Je trouve cela assez stimulant.
Pascal Bechoux :
Et concernant la scène ?
Hugo Chastanet :
C'est probablement ce qui me manque le plus.
J'ai quelques propositions de concerts, mais sans tourneur ni structure solide derrière moi, c'est compliqué.
Par exemple, plusieurs salles parisiennes ont aimé les chansons et proposé des dates. Mais elles ne rémunèrent pas les artistes. Cela signifie que je devrais payer les déplacements, l'hébergement et les musiciens de ma poche. Je ne peux pas me permettre cela.
Après, je pourrais plus facilement trouver des dates solo acoustiques, certes, et j'aime beaucoup faire ça, et ça fonctionne bien. Ce n'est pas pareil, c'est une alternative à l'album. Ca peut être intéressant, mais en aucun cas, ça sera le reflet de l'album.
Pascal Bechoux :
J'ai déjà mentionné qu'il y avait plus ou moins neuf ans entre le premier et le deuxième album, et pareil entre le deuxième et le troisième. C'est assez étonnant, surtout au début d'une carrière. Qu'est-ce qui a fait que ça a pris si longtemps pour sortir le deuxième album ?
Hugo Chastanet :
Après la sortie du premier album, beaucoup de choses se sont enchaînées : les concerts, les radios, les émissions de télévision...
J'ai commencé à travailler sur le deuxième disque, à l’enregistrer mais je n'étais pas satisfait du résultat. J'ai tout recommencé. Mais cela m’a pris du temps.
Parallèlement, je suis devenu père pour la première fois. C’était quelque chose de nouveau et cela ne s’est pas très bien passé avec la maman. Ma vie personnelle était compliquée et je traversais une période difficile. Je n'arrivais pas à me concentrer pleinement sur la musique.
En plus, le deuxième album, que j'ai fait avec l'aide des gars de Orwell, Variety Lab et Cascadeur, c'est un album qui, après, a souffert du fait que la promo, en France, a été faite par une personne qui bossait pour Crammed, et qui avait ses entrées pour les artistes très typés de Crammed. Ce à quoi je ne correspondais pas.
Après, j'ai retrouvé de l'énergie parce que j'ai changé d'endroit, je suis allé habiter à Clisson, j'avais une nouvelle amie. Et je suis redevenu moi-même. Parfois, on peut devenir un peu moins soi-même dans notre vie. Ça peut arriver. Et moi, c'est ce qui m'était arrivé pendant une dizaine d'années. J'étais beaucoup moins moi-même. C'est très curieux à vivre. Et après, je suis redevenu moi-même. Je suis quelqu'un d'assez enthousiaste, naturellement, d'assez blagueur et un peu surréaliste et fou-fou.
Et j'ai retrouvé l'enthousiasme. Et Thierry Bellia (de Variety Lab) m'a dit « Écoute, c'est un tout petit label, mais essaie de contacter Sergio Taronna ». Et j'ai pris contact avec lui.
On s'est tout de suite bien entendus, parce qu'il faut savoir que j'ai une vraie histoire d'amour avec la Belgique. J'ai adoré aller en Belgique.
Pascal Bechoux :
Tu viens de le dire, tu as fait carrière sur deux labels belges, mais d'où vient ce lien avec la Belgique ?
Hugo Chastanet :
Tout a commencé avec Marc Hollander et Véronique Vincent de Crammed Discs. J'ai enregistré mon premier album à Bruxelles. J'y ai fait énormément de concerts, d'émissions de radio et de télévision.
J'adore la Belgique.
J'aime sa manière de vivre, sa convivialité, son atmosphère. Je trouve qu'il est très facile d'y rencontrer les gens et d'échanger. À chaque fois que j'y retourne, j'ai l'impression de retrouver quelque chose qui m'est familier.
Pascal Bechoux :
Jérôme Didelot m'a demandé de te poser une question : est-ce que Pascal Obispo t'a pardonné ?
Hugo Chastanet :
(Rires)
Je ne sais pas si Jérôme connaît vraiment toute l'histoire. À l'époque de mon premier album, j'ai assuré plusieurs premières parties de Pascal Obispo. Au départ, j'étais un peu inquiet parce que nos univers étaient très différents. Mais le public a très bien réagi.
Au bout de quelques dates, les spectateurs me réclamaient même avant mon passage. Et je crois qu'Obispo en est devenu légèrement jaloux.
Un soir, nous lui avons fait une blague. Nous étions à l'hôtel avec plusieurs admiratrices qui attendaient son arrivée. Je leur ai demandé de se précipiter sur mon bassiste en criant son prénom dès qu'Obispo entrerait. Quand les portes se sont ouvertes, elles ont effectivement foncé sur le bassiste.
La tête de Pascal Obispo à ce moment-là était absolument mémorable.
Pascal Bechoux :
Quelques questions rapides pour terminer.
Des hobbies en dehors de la musique ?
Hugo Chastanet :
La lecture, le cinéma, la natation et surtout la mer. J'adore les plages. Observer les gens à la plage est pour moi un spectacle fascinant.
Pascal Bechoux :
Guitare acoustique ou électrique ?
Hugo Chastanet :
Aujourd'hui, les deux.
J'ai récemment redécouvert le plaisir physique de la guitare électrique, mais je reste profondément attaché à la guitare folk.
Pascal Bechoux :
Solo ou groupe ?
Hugo Chastanet :
Les deux aussi.
En solo, je suis totalement libre. En groupe, j'adore la puissance collective. Je serais incapable de choisir.
Pascal Bechoux :
France ou Belgique ?
Hugo Chastanet :
La Belgique... et les plages françaises.
Pascal Bechoux :
CD ou vinyle ?
Hugo Chastanet :
Le plus beau son reste pour moi celui du vinyle. Le CD peut être excellent également. Mais s'il faut choisir, je choisis le vinyle.
Pascal Bechoux :
Voilà qui conclut cette cinquantième émission de L'Accord Parfait. Merci à Hugo Chastanet pour sa disponibilité et pour cet échange autour de son album From The Trees.
À très bientôt sur Radio ARA.